Luce Molinier et Bertrand Castelnérac sixième de la Mini-Fastnet
Écrit par Luce Molinier   
Sur le mini 6.50 de série, No War, Luce Molinier et Bertrand viennent d’en finir avec la Mini-Fastnet. Après 4 jours et une dizaine d’heures de course, le couple se hisse à une très belle sixième place. Un classement mérité qui leur permet de faire le plein de confiance avant la Transat 6.50. Impressions sur la ligne d’arrivée…  Luce, Bertrand, vous avez connu des conditions peu évidentes sur cette course très relevée que vous terminez à une encourageante sixième place. Comment analysez-vous cette course ?   

 

BC. D’abord, nous abordons la traversée de la manche dans une mauvaise position, en partie due à un problème de vitesse sur un moment stratégique à la pointe Bretagne. C’est frustrant de ne pas avancer comme on le souhaite mais nous nous sommes rapidement reconcentrés sur la tactique de course en prenant une option Est qui s’est avérée payante puisque l’on gagne 31 places en 24h ! Puis lors de la remontée de la Mer d’Irlande, nous avons choisi de contourner le paquet par la gauche. Deux choix que nous ne regrettons pas et qui nous ont permis de rester au contact. En revanche, il était plus compliqué de tirer son épingle du jeu à l’approche du phare du Fastnet tant les conditions étaient difficiles. Avant et après le Fastnet, là où nous aurions dû accélérer, nous avons décidé d’en garder sous la pédale et de préserver le matériel. Avec le recul, je pense que c’est ici que nous perdons le podium. 

LM. Au delà de ces choix tactiques, le sentiment général à l’arrivée est très positif. D’autant plus qu’à l’approche de Douarnenez, les bateaux s’étaient regroupés. Nous avions l’impression d’être à la ramasse. Là, nous nous sommes arrachés pour finalement accrocher la troisième place du gros paquet que nous venions de former. Au final, je suis super contente, fatiguée mais contente !

 

Luce, tu as contourné pour la première fois le mythique phare du Fastnet. Quel souvenir en garderas-tu ?  

 

LM. Un souvenir assez pénible ! Certes, ce passage représente quelque chose d’important dans ma carrière mais les conditions qui l’ont accompagné n’étaient pas des plus clémentes. La mer était énorme, 30 nœuds de vent ! Il pleuvait en continu et la brume était très épaisse, le tout autour de 2h du matin. Et puis c’était le lieu de croisement des bateaux qui entamaient le retour vers Douarnenez et les autres qui s’apprêtaient à contourner le phare. D’ailleurs, ça a cartonné plusieurs fois et un bateau s’est retourné. Donc je garderai de ce Fastnet un souvenir intense, difficile mais qu’il faut connaître !     

 

Bertrand, en septembre, tu prendras le départ de la Transat 6.50 qui rejoindra Bahia. D’ici là, quel est le programme du 514 ?  

 

BC. A court terme, un peu de repos. Ensuite, No War rejoindra le chantier. Nous vérifierons qu’il n’a pas subit de casse. Puis, nous allons tâcher de boucler le budget pour les échéances sportives à venir. Une chose est certaine, une telle course a boosté notre moral et notre confiance. Nous sommes à présent remontés à bloc pour la suite de l’aventure. 
Dernière mise à jour : ( 20-06-2009 )