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Fin de la Mini Med 2° édition Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Laurie Guillerme   

Le jeudi 27 juillet 2006 tous les bateaux de la Mini Med sont arrivés à Port Camargue. Luce et Yannick sur le NO WAR 514 sont entrés au port à 1H47 du matin en 8° position classe série et 29° au classement général. Luce et Yannick se disent "amèrement déçus", cela dit la qualification de Luce est validée et il ne lui manque plus qu’une régate en solo et une qualification hors course pour qu’elle puisse s’inscrire à la transat 2007 !!
Luce participera donc à la MiniBarcelona début Octobre, course en solo de 300 milles.
Les deux prochains mois vont être mis à profit pour fiabiliser le bateau et travailler a la navigation en solitaire.
La remise des prix a finalement eu lieu jeudi juste après la course pour plus de facilité à réunir les participants.
C’était encore une fois une belle régate, parsemée d’ embûches.
Luce nous a gentiment fait passé son journal de bord des dernières heures de la régate Mini Med 2006 pour que vous puissiez tous comprendre comment se sont déroulés les derniers milles a parcourir avant leur arrivée à port Camargue.
Le voici:

« Après avoir contourné Minorque au devant de la flotte, nous rentrons vers Port Camargue via la porte des Mèdes, dernier point espagnol à passer.
Le passage de cette porte ne se fit pas sans encombres, car après un vent constant de 10 noeuds qui nous avait propulsé pendant les six dernières heures, nous nous sommes trouvés « empétolés » en l’espace de 200 mètres. Ceci fut une spécialité pendant cette course, nous avions eu exactement le même problème à l’aller mais avec un vent complètement différent. Tachant de garder notre sang froid nous avons réussi à attraper la seule risée qui nous permis de passer la porte des Mèdes en laissant derrière nous les concurrents rattrapant pendant cette phase de dévent.
Ensuite, une ou deux longues heures de dérive combinées d’un clapot venant du large nous laissent le temps d’apprécier le bateau pointeur au mouillage devant les Mèdes.
C’est en exploitant le thermique de nuit s’établissant que nous nous sommes sortis de cette zone difficile en direction de Port Camargue via le cap Creus.
A ce cap, une fois encore la méditerranée mit notre patience à rude épreuve avec un passage instantané de 15 à 0 nœuds.
Le vent était en fait en train de s’établir dans une direction opposée et nous étions sur sa frontière. Très difficile quand on voit trois spis un à deux milles derrière arriver à pleine vitesse. Lecture du plan d’eau et écoutes en direct dans les mains ont pu apporter la finesse nécessaire pour « se tirer de là !!! »
Une fois les Pyrénées passés, le vent s’établi très faiblement et nous nous trouvons en duel avec un prototype que nous rattrapons petit à petit dans la matinée du mercredi 26. Le vent est tout de même capricieux et nous oblige à passer du génois au spi en passant par le génnaker.
Malgré cela nous sommes plus que motivés et dans notre duel et nous voyons les bateaux devant nous se rapprocher un peu plus chaque heure.
A 17h, lors de la dernière vacation de cette course nous sommes pointés 6ème au général et 2nd en série juste dèrière le premier.
Néanmoins, à cette heure là nous sommes loin de nous douter que nous nous trouvons en bordure de vent et que tous les concurrents qui ont passés les Mèdes après nous ont un vent bien plus établi leur permettant de faire une route directe avec plus de vitesse vers Port Camargue.
Nous nous approchons de la baie d’Aigues Mortes vers Minuit en s’apercevant qu’une dizaine de bateaux se trouvent quelques milles sous notre vent avec une trajectoire d’arrivée bien plus confortable que la notre.
Déception à l’arrivée (1h47 jeudi matin) car nous sommes classé 19ème au générale et 8ème en série. En parlant avec d’autres concurrents arrivés quelques minutes avant, nous apprenons qu’ils avaient franchi la porte des Mèdes à 10h le mercredi matin soit un peu moins de 9h après nous…
En conclusions, le vent s’était établi après notre passage et sous notre trajectoire permettant aux retardataires d’avancer plus vite en effectuant une route plus courte.
Toutefois cette régate fut pour nous l’occasion de mettre le bateau à l’épreuve pendant cinq jours, et nous sommes très satisfait de ses qualités nautiques et de sa préparation faite à la Ciotat par Yannick Peduzzi. Pendant la course nous avons pu voir que nous étions rapide mais que nous avons un peu manqués de sagesse et de discernement dans l’attaque et le contrôle de la flotte. »

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Dernière mise à jour : ( 01-08-2006 )